Vous souhaitez préserver votre religion et comprendre ce qui pourrait l’annuler ? La science des Nawâqid al-Islâm (نواقض الإسلام) mérite toute votre attention. Sheikh Al-Islam Muhammad Ibn Abd al-Wahhâb, dans une épître devenue référence, a recensé dix annulatifs majeurs. Ces transgressions, loin d’être théoriques, touchent la réalité quotidienne de nombreux musulmans.
Les savants de la Sunna ont toujours accordé une importance capitale à l’enseignement de ces annulatifs. Le Compagnon Houdhayfa رضي الله عنه interrogeait le Prophète صلى الله عليه وسلم sur le mal par peur d’y tomber, alors que d’autres questionnaient sur le bien. Connaître ce qui détruit l’Islam permet au croyant de marcher sur le droit chemin avec vigilance. Comme le dit le proverbe arabe : « J’ai connu le mal, non pour le commettre, mais pour m’en préserver. »
Les 10 annulatifs de l’islam
L’association à Allah (Shirk) : le péché qu’Allah ne pardonne jamais
Le shirk (الشرك) représente le plus grave des annulatifs. Allah dit : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés. En deçà, Il pardonne à qui Il veut » (Sourate 4, verset 48). Ce verset révèle une réalité effrayante : tous les péchés peuvent recevoir le pardon divin sauf celui-ci, si le serviteur meurt sans repentir.
L’association consiste à vouer une adoration, qui revient exclusivement à Allah, à une autre entité. Ses manifestations sont nombreuses : invoquer les morts, solliciter leur aide, leur offrir des sacrifices, faire des vœux en leur nom, adorer des idoles, des saints, des tombeaux ou même des astres. Le Très-Haut affirme : « Quiconque associe à Allah (d’autres divinités), Allah lui interdit le Paradis, et son refuge sera le Feu. Et point de secoureurs pour les injustes » (Sourate 5, verset 72).
Par ignorance ou suivant des pratiques héritées, nombreux sont ceux qui tombent dans ces pièges. Visiter les tombes pour demander l’intercession des défunts, croire que certaines personnes possèdent des pouvoirs divins, porter des amulettes (mains de Fatma, grigris) avec la croyance qu’elles repoussent le mal : autant de formes modernes du shirk.
Le jugement diverge selon la croyance : si vous portez ces amulettes en pensant qu’elles repoussent le mal par elles-mêmes, il s’agit de grande association. Si vous croyez qu’elles constituent une cause parmi d’autres qu’Allah utilise, il s’agit alors de petite association, qui reste un péché majeur.
Placer des intermédiaires entre soi et Allah
Quiconque met des intercesseurs entre lui et Allah, les invoque, leur demande l’intercession et se confie à eux, est mécréant à l’unanimité des savants. La relation entre le serviteur et son Créateur doit rester directe, sans médiation humaine. Allah entend toutes les invocations et répond à celui qui L’appelle sincèrement.
Cette transgression apparaît fréquemment chez les qoubouriyoun (ceux qui se dirigent vers les tombes). Certains pensent devoir passer par des saints, des guides spirituels pour accéder à Allah. Cette croyance rompt le principe fondamental du Tawhid, l’unicité divine. Le musulman a le privilège de s’adresser directement à son Seigneur, à tout moment, en tout lieu.
Des personnes mariées ayant des difficultés à avoir des enfants se dirigent vers des tombes de pieux pour leur demander cette bénédiction. Pourtant, les occupants des tombes ont besoin qu’on invoque pour eux ! Comment pourraient-ils exaucer vos besoins alors qu’ils sont incapables d’apporter un bien à leur propre personne ? Seul Allah donne, Lui qui répond aux invocations.
Douter de la mécréance des associateurs
Nier ou douter de l’égarement de ceux qu’Allah et Son Messager ont rendus mécréants annule l’Islam. Cette règle découle d’un principe logique : si vous doutez du jugement clair d’Allah concernant le shirk, vous remettez en question Sa parole.
Affirmer que « les chrétiens sont des croyants car ils croient au même Seigneur que nous » constitue une mécréance. Après l’envoi de Muhammad صلى الله عليه وسلم, Allah n’accepte aucune religion si ce n’est l’Islam. Par son envoi, Allah a abrogé toutes les législations précédentes. Quiconque ne se soumet pas à l’Islam demeure mécréant, quelle que soit sa foi.
Dire que « juif, chrétien ou musulman, c’est pareil, nous adorons le même Seigneur » trahit une authentification de la voie des mécréants. Le Coran proclame une vérité absolue : seul le Tawhid, l’unicité d’Allah sans associé, mène au Paradis.
Croire qu’une voie surpasse celle du Prophète
Croire qu’une autre voie que celle de Muhammad صلى الله عليه وسلم est plus complète ou que le jugement d’autrui est meilleur que le sien annule l’Islam. Le Messager d’Allah nous a légué un chemin complet et parfait. Penser qu’une autre législation, philosophie ou système de vie surpasse l’Islam revient à nier sa perfection.
Le taghout désigne ici tout jugement autre que celui d’Allah. Celui qui juge selon des lois humaines en les préférant à la Sharî’ah commet une apostasie. Le Coran avertit : « Quiconque ne juge pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants » (Sourate 5, verset 44).
La mécréance se divise en deux catégories. La grande mécréance concerne celui qui juge par autre que la loi d’Allah en croyant que c’est permis, ou que ce jugement est meilleur, ou égal à celui d’Allah. La petite mécréance touche celui qui juge par une autre loi par passion, tout en reconnaissant que son jugement est faux et qu’il pèche.
Ibn Abbas رضي الله عنهما, le cousin du Prophète صلى الله عليه وسلم pour qui celui-ci invoqua Allah afin qu’Il lui accorde la compréhension du Coran, expliqua que ce verset vise la mécréance mineure. La législation d’Allah demeure la meilleure, la plus juste, la plus parfaite. Elle convient pour tout lieu et à toute époque.
Détester ce que le Prophète a apporté
Celui qui déteste une chose que le Messager صلى الله عليه وسلم a apportée est mécréant, même s’il pratique cette chose. Allah dit : « et cela car ils ont détesté ce qu’Allah a descendu, Il a donc rendu leurs œuvres vaines » (Sourate 47, verset 9).
Détester que Allah ait légiféré la prière, la zakât, le voile, les peines de la Sharî’ah ou toute autre chose légiférée constitue une mécréance, quand bien même vous pratiqueriez ces actes. Une femme qui déteste que Allah ait légiféré la polygamie mécroit. Mais si elle éprouve de la jalousie ou déteste que son mari épouse une autre femme, sans détester la législation divine elle-même, cela n’est pas de la mécréance : il s’agit d’une réaction naturelle.
Le croyant doit aimer ce qu’Allah aime et détester ce qu’Allah déteste. Tous les ordres qu’Allah a donnés à la créature représentent un bien qui revient à elle. Tous les interdits qu’Allah a interdits sont un mal qui revient à la créature si elle les commet. Les ordres et les interdits d’Allah sont basés sur un intérêt qui revient à la créature.
Se moquer d’une chose de la religion
Celui qui se moque d’une chose de la religion du Messager صلى الله عليه وسلم, de la récompense d’Allah ou de Son châtiment, est un mécréant. Allah dit : « Est-ce d’Allah, de Ses versets et de Son Messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez point, vous avez bel et bien mécru après avoir eu la foi » (Sourate 9, versets 65-66).
Ce verset fut révélé lors de l’expédition de Tabouk. Un groupe se moqua du Prophète صلى الله عليه وسلم et des compagnons. Quand ils apprirent que le Prophète صلى الله عليه وسلم était informé, ils vinrent s’excuser en expliquant qu’ils plaisantaient. Mais le Prophète صلى الله عليه وسلم ne leur répondit que par la lecture de ce verset.
Il n’y a pas de différence entre celui qui plaisante et celui qui est sérieux. Se moquer des prescriptions religieuses, que ce soit la prière, la barbe, le voile, le siwak, relève de la mécréance. Car toutes ces choses sont légiférées par Allah et font partie de la religion. Se moquer de ces choses revient à se moquer de la religion.
Pourquoi Allah a-t-Il employé le pluriel « vous » alors qu’une seule personne a parlé ? Parce que ceux qui étaient présents ne l’ont pas réfuté, ni quitté les lieux. Ils sont devenus complices. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Les choses qui font rentrer le plus de gens en Enfer sont la langue et les parties intimes. »
Quelqu’un peut prononcer une parole dont il ne porte aucune attention alors qu’elle sera la cause pour « qu’il glisse en Enfer plus de 70 ans », comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم. La religion d’Allah n’est pas une chose sur laquelle il est permis de plaisanter !
La sorcellerie et les pratiques occultes
La sorcellerie (sihr), y compris as-sarf (éloigner l’ensorcelé de son conjoint ou des bonnes œuvres) et al-‘atf (attirer l’ensorcelé vers les turpitudes ou créer une attraction), annule l’Islam. Celui qui la pratique ou l’agrée a mécru. Allah dit : « et ils ne l’enseignent à quiconque sans l’avoir au préalable prévenu : nous ne sommes rien d’autre qu’une tentation, ne sois donc pas du nombre de ceux qui mécroient » (Sourate 2, verset 102).
La sorcellerie se divise en deux sortes : réelle et illusoire. Pour ces deux types, les sorciers s’aident de démons. La sorcellerie réelle impacte l’ensorcelé : maladie, séparation, perte de raison, voire mort. La sorcellerie illusoire donne l’impression de voir une chose qui est irréellement irréelle, comme ce fut le cas avec les sorciers de Pharaon.
Les sorciers parviennent à cela avec l’aide des démons qui se mettent à leur service après que le sorcier ait commis de l’association ou de la mécréance : invoquer ce démon, uriner sur le Coran, écrire le Coran avec des impuretés. L’apprentissage de la sorcellerie est de la mécréance et son enseignement l’est également ! Allah dit : « Sulayman n’a pas mécru mais ce sont les démons qui ont mécru car ils enseignaient la sorcellerie » (Sourate 2, verset 102).
Il n’est pas permis au musulman de consulter les sorciers car cela revient à agréer la sorcellerie. La sorcellerie ne nuit que par la permission d’Allah. Le croyant se doit de ne pas avoir peur et de placer sa confiance en Allah. Si jamais il est touché par la sorcellerie, qu’il accepte le destin d’Allah et fasse les causes pour guérir : invocations, rouqiya (exorcisme légiféré). Il n’est pas permis d’utiliser la sorcellerie pour détruire une sorcellerie.
Soutenir les mécréants contre les musulmans
Apporter son soutien aux associateurs et leur venir en aide contre les musulmans annule l’Islam. Allah dit : « Quant à celui qui les prend pour alliés parmi vous, alors il est des leurs. Certes Allah ne guide pas les gens injustes » (Sourate 5, verset 51).
Soutenir les mécréants pour que leur religion prenne le dessus constitue une mécréance. L’alliance et le désaveu (al-wala wa-l-bara) représentent un sujet ayant un lien avec le Tawhid. Ils consistent à s’allier aux croyants et à se désavouer des mécréants et de la mécréance.
L’alliance et le désaveu n’impliquent pas le fait d’être injuste avec les mécréants. Allah nous a permis d’être bienfaisant avec eux, de manger leur nourriture, de faire du commerce avec eux, de nous marier avec les femmes des Gens du Livre, de leur offrir des cadeaux et d’accepter les leurs. Beaucoup de relations ne rentrent pas dans l’alliance portée aux mécréants.
Le croyant doit être l’allié du croyant et non l’allié du mécréant. Il doit se désavouer des mécréants et de la mécréance. Quant aux relations qu’Allah a légiférées entre les croyants et les mécréants, elles ne doivent pas entraîner le fait de se prendre les uns les autres comme alliés.
Croire pouvoir se soustraire à la législation prophétique
Avoir pour croyance qu’il est possible et permis à certaines personnes de se soustraire à la législation de Muhammad صلى الله عليه وسلم, comme ce fut le cas pour Al-Khadir avec la législation de Moussa عليه السلام, annule l’Islam.
Si vous avez pour croyance qu’il vous est permis de vous soustraire à la législation du Prophète صلى الله عليه وسلم et que vous pouvez adorer Allah sans vous conformer à Sa législation, vous mécrez. Allah a envoyé Muhammad صلى الله عليه وسلم avec l’Islam et a rendu son suivi obligatoire à l’ensemble des djinns et des hommes.
Les savants ont divergé concernant Al-Khadir : était-il un homme pieux ou un Prophète ? L’avis le plus juste est qu’Al-Khadir était un Prophète et avait sa propre législation. Il n’était pas concerné par la législation de Moussa عليه السلام car il ne faisait pas partie de son peuple. Moussa était envoyé aux enfants d’Israël uniquement.
La législation des Envoyés avant Muhammad صلى الله عليه وسلم était spécifique à leur peuple. Ce qui explique la soustraction d’Al-Khadir à la législation de Moussa عليه السلام. Il n’y a donc aucun argument dans cela qui légifère la soustraction à la législation de Muhammad صلى الله عليه وسلم.
Certains extrémistes soufis égarés prétendent ne plus avoir besoin du Messager صلى الله عليه وسلم car ils ont un lien direct avec Allah. Il n’y a aucun doute concernant leur mécréance. Avoir pour croyance qu’il existe une autre voie que celle du Prophète صلى الله عليه وسلم qui mène au Paradis après son envoi est de la mécréance. Même ‘Issa عليه السلام, quand il descendra à la fin des temps, jugera selon la législation de Muhammad صلى الله عليه وسلم.
Se détourner complètement de la religion
Le fait de se détourner de la religion d’Allah : ne pas l’apprendre et ne pas la mettre en pratique, annule l’Islam. Allah dit : « Et qui est plus injuste que celui à qui on rappelle les versets de son Seigneur puis qui s’en détourne. Certes nous nous vengerons des criminels » (Sourate 32, verset 22).
La personne qui se détourne complètement de la religion et de l’apprentissage des bases de la religion sort de l’Islam. Car elle se sera détournée du but pour lequel Allah l’a créée : l’adoration, ce qui revient à l’apprentissage puis à la mise en pratique.
La science se divise en deux : une science obligatoire à connaître pour chacun (le Tawhid, la manière de faire la prière et les ablutions, la façon de sortir la zakât), et une science qui ne concerne pas tout le monde (science de l’héritage, du commerce).
Quant à celui qui néglige l’apprentissage par paresse, mais ne se détourne pas de la religion, il ne mécroit pas. Sheikh Al-Fawzan حفظه الله a dit : « Si la personne désire et aime la science, mais elle est paresseuse car l’étude de la science est difficile, exige de la patience, de l’endurance, des assises, alors qu’elle est paresseuse, ce genre de personne est blâmable pour sa paresse et son manquement. Mais cela n’est pas de la mécréance. »
Prétendre l’Islam et ne pas prier, ne pas jeûner, ne rien connaître des droits d’Allah comme le Tawhid, et se prétendre musulman(e) non pratiquant(e), est de la mécréance. Car il y a là un total détournement sans apprentissage ni mise en pratique.
Lorsque vous lisez Sourate Al-Fatiha dans chaque unité de prière, vous invoquez Allah : « Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes faveurs, non pas celui de ceux qui ont encouru Ta colère ni des égarés. » Les savants du tafsir ont dit que ceux qui ont encouru la colère d’Allah sont les juifs car ils ont reçu la science mais ne l’ont pas mise en pratique. Les égarés sont les chrétiens car ils ont mis en pratique sans science. Le chemin de ceux qu’Allah a comblés de Ses bienfaits est le chemin de ceux qui ont reçu la science et qui l’ont mise en pratique : le chemin des musulmans.
L’excuse de la contrainte : la seule exception
Il n’y a concernant l’ensemble de ces annulatifs aucune distinction entre celui qui tombe dedans par plaisanterie, sérieusement ou par crainte de quelque chose, exception faite de l’individu contraint.
Pour que la contrainte soit considérée comme telle et constitue une excuse, il faut que vous soyez réellement contraint et non pas uniquement craintif. Vous ne devez pas commettre d’interdit par complaisance envers les mécréants. Votre cœur doit demeurer empli de foi et répugner l’acte que vous êtes contraint d’accomplir. Votre intention doit être de repousser la menace et non de satisfaire les mécréants. Vous devez être dans l’incapacité de vous défendre. Il doit s’agir d’une contrainte face à un réel danger pour votre vie et non de simples menaces.
Les gens de science ont divergé sur la question de savoir s’il est meilleur de faire preuve de résolution face à la menace quitte à en payer de sa vie, ou s’il vaut mieux faire ce à quoi l’on vous contraint. La position médiane observe la situation selon la personne.
Si elle fait partie des savants et des personnes jouissant d’une notoriété au milieu des gens, il convient de faire face au pire pour servir d’exemple aux gens de la masse. Comme ce fut le cas de l’imam Ahmed رحمه الله qui refusa jusqu’au bout de proclamer la création du Qur’an, qui endura pour cela la prison, le fouet et la persécution. S’il avait cédé, cette innovation représentant une mécréance majeure l’aurait emporté et toute la communauté aurait cédé.
Si par contre vous faites partie des gens de la masse, c’est en fonction de ce que vous pouvez supporter et aucun blâme ne vous sera fait si vous commettez par contrainte ce qu’on vous ordonne, tout en remplissant les conditions mentionnées.
Comment protéger sa foi des annulatifs de l’Islam ?
Tous ces annulatifs sont un énorme danger et font partie de ceux dans lesquels les gens tombent le plus. Il vous convient de rester sur vos gardes vis-à-vis d’eux et de craindre pour votre propre personne d’y tomber.
La connaissance de ces transgressions majeures vous permet de naviguer dans la vie avec discernement, d’éviter les pièges du Shaytan et de préserver le trésor le plus précieux : votre relation avec Allah. Les Compagnons du Prophète posaient régulièrement des questions sur les dangers menaçant leur religion. Suivre leur exemple en recherchant cette science protectrice fait partie de la sagesse islamique.
S’instruire sur ce qui pourrait annuler votre Islam et toutes vos œuvres est une chose à laquelle vous devez vous attacher. Mieux vaut connaître le mal pour s’en éloigner que d’y tomber par ignorance.
Nous implorons Allah de nous protéger contre ce qui provoque inévitablement Sa colère ainsi que contre Son châtiment douloureux. Qu’Allah nous guide tous sur le droit chemin, nous protège des égarements et nous fasse mourir sur la foi authentique.
FAQ : Les annulatifs de l’Islam (Nawâqid al-Islâm)
Que veut dire « annulatifs de l’Islam » ?
Les annulatifs de l’Islam (Nawâqid al-Islâm) sont des actes ou croyances qui font sortir le musulman de l’Islam. Il ne s’agit pas simplement de péchés, mais de choses qui annulent complètement la foi, comme le shirk, la sorcellerie ou le fait de se moquer de la religion.
Pourquoi le shirk est-il considéré comme l’annulatif le plus grave ?
Le shirk, c’est associer un autre qu’Allah dans l’adoration. Allah a annoncé qu’Il ne pardonne pas l’association si la personne meurt dessus sans repentir. Celui qui invoque les morts, cherche leur secours ou croit qu’un wali ou un marabout peut donner ce qu’Allah seul accorde, tombe dans la grande association, qui annule l’Islam.
Est-ce que se moquer d’une pratique religieuse fait sortir de l’Islam ?
Oui. Se moquer de la prière, du hijab, de la barbe, des règles religieuses ou du châtiment d’Allah fait partie des annulatifs de l’Islam. Même si la personne dit « je rigolais », cela reste extrêmement grave, car cela revient à se moquer d’Allah, de Ses versets ou de Son Messager ﷺ.
Est-ce que délaisser totalement la religion annule l’Islam ?
Se détourner complètement de la religion, refuser d’apprendre les bases comme le Tawhid, la prière ou la zakât tout en prétendant être musulman « de nom » fait partie des annulatifs de l’Islam. En revanche, la simple paresse ou la faiblesse dans la pratique, sans rejet du dîn, reste un péché grave mais n’est pas forcément de la mécréance majeure.
Y a-t-il une excuse si quelqu’un tombe dans un annulatif sous la contrainte ?
Oui. Celui qui prononce ou accomplit une parole de mécréance sous une vraie contrainte (menace réelle et sérieuse sur sa vie), tout en détestant cela dans son cœur et en restant attaché à la foi, n’est pas jugé apostat. L’Islam prend en compte la contrainte authentique, mais pas la complaisance ni la recherche d’intérêt personnel.
Comment se protéger des annulatifs de l’Islam ?
En étudiant ce qui annule la foi, en restant loin du shirk et des gens qui y appellent, en évitant la sorcellerie et ses pratiques, en respectant la législation du Prophète ﷺ, et en demandant constamment à Allah la fermeté sur le Tawhid jusqu’à la mort.
